Rédaction de l’état de l’art Création & réemploi de matériaux

Dans le cadre de la modélisation d’un nouveau type d’atelier visant le traitement de chutes de matériaux en école d’art et de design, l’école supérieure d’art et de design TALM est à l’initiative de la création d’un état de l’art Création et réemploi de matériaux afin qu’il serve d’outil aux étudiants, professeurs, chercheurs et artistes invités, et à tout usager de l’atelier (amateurs, cours publics, etc.).

L’état de l’art recense, classe et décrit les dispositifs créatifs les plus pertinents, inventifs, innovants sur le fond et sur la forme – à l’échelle nationale et internationale – sur une thématique donnée, dans les domaines du projet (art, design, architecture) mais aussi dans la littérature, le cinéma ou encore les pratiques vernaculaires. C’est la dimension prospective d’un état de l’art qui est sollicitée ici, l’existant permettant d’inventorier les possibles à venir sous la forme d’axes de recherche.

“Avec l’objectif de réduire la production de déchets, de limiter l’extraction et la consommation de matières premières et d’énergie par la réutilisation de matériaux bruts ou issus d’objets manufacturés, le réemploi est l’un des piliers du modèle circulaire. Il constitue en ce sens un levier pour penser la transition écologique. Mais, paradoxalement, dans la mesure où il se nourrit de ce que l’industrie produit en excès, consomme et rejette (des objets et des matériaux), le réemploi est aussi dépendant d’un modèle contre lequel il lutte, voire le conforte. Dans les faits, il se révèle incapable d’absorber tout le flux de matières nouvelles en perpétuelle croissance, ce qui le cantonne à une pratique de création parallèle et secondaire proche du bricolage, notamment pour les cas de réutilisation directe de la matière. (…) L’état de l’art Création et réemploi de matériaux va à l’encontre de cette idée que le réemploi serait incapable de produire autre chose que des formes ou des esthétiques pauvres, faites de bric et de broc. Plus encore, le réemploi offre un moyen de brouiller les catégories créatives et les critères qui les fondent : fabrication artisanale ou industrielle, pièce unique ou laconique, moyenne ou de grande série, matériaux bruts ou matériaux industrialisés, fonctionnalités, etc.” 

Commanditaire :  École supérieure d’art et de design TALM (Tours - Angers - Le Mans)

Équipe : Claire Lemarchand en collaboration avec Chloé Bousquet sous la direction de Marie-Haude Caraës, Blandine Favier (mise en page)

Missions : recensement, classement, rédaction (134 pages)

Date : 2024

Précédent
Précédent

KIS / Photomaton

Suivant
Suivant

Pôp x LSM